When you click on links to various merchants on this site and make a purchase, this can result in this site earning a commission. Affiliate programs and affiliations include, but are not limited to, the eBay Partner Network.
La Presse illustrée 9 juillet 1870 n°140 – Prince impérial à vélocipède
Présentation du journal
Publié de 1867 à 1884, La Presse illustrée appartient à la presse hebdomadaire d’information illustrée qui se développe sous le Second Empire. Il reprend le titre d’un quotidien paru en 1866 et constitue, à ses débuts, une publication associée à La Petite Presse.
Vendu dix centimes, cet hebdomadaire associe chroniques, littérature, actualité, curiosités scientifiques et gravures. Portraits de personnalités, événements publics, scènes populaires et vues de pays étrangers composent un panorama varié de la société contemporaine. Son spectaculaire bandeau, organisé autour d’un globe terrestre et encadré de monuments et de figures allégoriques, traduit cette volonté de mettre le monde à la portée des lecteurs.
Les livraisons de la fin du Second Empire offrent aujourd’hui un double intérêt : celui des événements qu’elles relatent et celui des pratiques, des goûts et des représentations qu’elles conservent. La place accordée aux innovations, aux divertissements et aux personnalités de la cour en fait également une source intéressante pour l’histoire de la vie quotidienne.
Livraison du 9 juillet 1870 — n° 140 — 8 pages
Le Prince impérial à vélocipède : une une particulièrement attrayante
La grande gravure de première page porte la légende : La récréation du Prince Impérial dans le parc de Saint-Cloud. Elle montre deux jeunes vélocipédistes sur une allée arborée, tandis que deux hommes en chapeau haut de forme se tiennent en retrait.
Les machines, représentées avec précision, possèdent des roues à rayons, une selle et un pédalier directement associé à la roue avant. L’image constitue ainsi un témoignage visuel intéressant sur les premiers vélocipèdes à pédales et sur leur pratique comme loisir.
Le cadre boisé de Saint-Cloud et la présence du Prince impérial donnent à cette scène une dimension supplémentaire : le journal présente un jeune membre de la dynastie dans une activité moderne et récréative. L’illustration associe donc souvenir napoléonien, vie de cour et histoire du cycle.
Parue quelques semaines avant la chute du Second Empire, cette évocation paisible des loisirs du prince prend rétrospectivement un relief particulier.
Vie mondaine et présence royale espagnole
Le sommaire annonce un texte et une gravure consacrés à l’Hôtel Bazilewski, présenté comme la résidence de l’ex-reine d’Espagne. Ce sujet témoigne de l’intérêt porté par la presse aux demeures parisiennes et aux personnalités royales vivant hors de leur pays.
La livraison comprend également un article intitulé À Saint-Cloud, en rapport avec le lieu représenté en une.
La canicule illustrée par Edmond Morin
Le thème estival apparaît avec La Canicule, texte signé Édouard Hubert, et une composition annoncée au sommaire comme étant de M. Edmond Morin. Ce sujet apporte une dimension de chronique de saison à l’ensemble, aux côtés des scènes mondaines et des curiosités.
Rome, Marseille et New York
Le sommaire permet de relever plusieurs autres sujets illustrés :
— La foule vient baiser les pieds de saint Pierre, le 29 juin, scène de dévotion liée à la fête du saint.
— Le phare de la Joliette à Marseille, sujet d’intérêt maritime et portuaire.
— Le lunch gratuit à New York, évocation d’une pratique américaine proposée à la curiosité des lecteurs.
Ces gravures font voisiner les pratiques religieuses, les équipements portuaires et les usages de la vie urbaine à l’étranger, selon la formule éclectique de l’hebdomadaire.
Autres textes annoncés
La livraison comprend également La Causette, par Édouard Hubert, les rubriques Échos et nouvelles et Les pourquoi scientifiques, ainsi qu’un rébus et ses solutions.
Intérêt de cette livraison
Un numéro à mettre particulièrement en avant pour sa grande gravure du Prince impérial à vélocipède, susceptible d’intéresser aussi bien les collectionneurs de souvenirs du Second Empire que les amateurs d’histoire du cyclisme.
L’ensemble conserve l’atmosphère d’un journal illustré de l’été 1870, où les loisirs princiers, la canicule, les résidences royales et les curiosités étrangères occupent encore le premier plan, avant l’omniprésence de la guerre dans les livraisons suivantes.
Édition originale extraite d\'une ancienne reliure expliquant de petites déchirures à la charnière mais les feuilles restent solidaires. La conservation sur une longue période dans un volume a effacé toute marque de plis. Rousseurs. Exemplaire archivé dans des conditions optimales de conservation (obscurité, hygrométrie maitrisée et faible température) pour des journaux anciens.
Tous les numéros sont stockés à plat. Le pliage en 4 est à proscrire (papier fortement fragilisé à la jonction des deux plis, formant après quelques années un trou, au milieu de chaque page...).
Expédition rapide (sous 48 h maxi) et soignée